Ahmed Cheikh, 19 ans, est dorénavant classé parmi les détenus rebelles et irascibles du système judiciaire. Alors qu'il était présenté lundi devant les juges en comparution immédiate pour des faits de violation de domicile à l'aide de manœuvres, menaces et contrainte commis le vendredi 9 décembre dernier au domicile d'un habitant de la Ronde Couture, Ahmed Cheikh était de nouveau devant les juges hier après-midi.
En effet, n'ayant pas accepté que les magistrats aient opté pour un maintien en détention provisoire jusqu'à la date de son procès le 11 janvier - délai pour préparer sa défense - Ahmed Cheikh était rentré dans une grosse colère en insultant les juges qui l'avaient condamné, en outrageant et en crachant lors du trajet vers la maison d'arrêt de Charleville-Mézières, sur l'escorte de police qui le conduisait en détention.
Des faits qui sont parvenus aux oreilles de la présidente du tribunal correctionnel qui a aussitôt ordonné que le détenu soit entendu sur les faits.
Une rencontre que les fonctionnaires de police ayant participé à l'extraction du prévenu de la maison d'arrêt ainsi que l'officier de police judiciaire chargé d'entendre Ahmed Cheikh, ne risquent pas d'oublier de sitôt, tellement le jeune homme a été menaçant. Il a tenu des propos particulièrement insultants.
Dans la cellule de garde à vue, il a arraché l'accroche menottes dans laquelle était attachée une de ses mains. Pour couronner le tout, il a sorti de son slip une cigarette et un briquet qu'il avait soigneusement cachés et s'est mis à fumer dans la cellule. Une rébellion qui va de nouveau le conduire devant les juges par une procédure de comparution immédiate demandée par le substitut du procureur de permanence.
Hier après-midi, la seule présence du « rebelle » dans les locaux du palais de justice a créé une vive agitation. Dès son arrivée au tribunal, le jeune homme particulièrement énervé a donné du fil à retordre aux policiers.
Alors qu'il est dans les toilettes, il en profite pour boucher la cuvette avec du papier avant de tirer à plusieurs reprises la chasse, ce qui a entraîné un début d'inondation dans la geôle du tribunal.
Tout le monde s'attendait à un procès compliqué car le jeune était très énervé. Cette prévision s'est vérifiée en fin d'audience lorsque le prévenu qui a demandé un délai pour préparer sa défense, a appris que les juges ont décidé de l'envoyer à la prison de Châlons-en-Champagne pour attendre le jour de son procès, l'éloignant du même coup de sa famille.
Le prévenu est sorti de ses gongs et malgré les vifs avertissements des magistrats et des policiers, il a recommencé à cracher et à proférer des insultes mais aussi à expliquer qu'il s'entendait bien avec les prisonniers de Charleville. Et que la décision du tribunal était injuste.
Il semblerait, en effet, que le jeune homme pouvait disposer à la prison de Charleville d'un téléphone portable, propriété d'un autre détenu qui lui permettait de joindre des proches quand il le voulait, ce qu'il ne va sans doute pas pouvoir faire à la prison de Châlons, d'où les raisons de cette grosse colère.http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/un-prevenu-rebelle-et-irascible
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire