vendredi 16 décembre 2011

Une famille séquestrée

Une famille de l'avenue Stalingrad à Agen a été séquestrée dans la nuit de mercredi à jeudi. La quête d'argent serait à l'origine de cette agression.
L'affaire d'extorsion de fonds avec séquestration de Couthures-sur-Garonne vient à peine de trouver son épilogue avec l'arrestation des quatre principaux auteurs, qu'une affaire presque similaire a eu lieu sur Agen dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette fois ce n'est pas une famille d'agriculteurs avec des revenus conséquents provenant de la vente directe de leurs produits qui était visée, mais un couple et leur fille aux émoluments modestes.

De 21 heures à plus de 3 heures

Il est 21 heures mercredi, lorsque deux individus cagoulés et gantés, mais non armés semble-t-il, font irruption dans une maison isolée de l'avenue de Stalingrad. Seule la fille d'une vingtaine d'années se trouve là. Elle est ligotée, saucissonnée même, et les deux hommes lui volent sa carte de crédit avant de lui faire avouer son code secret. Ils décident alors d'attendre la mère qui travaille dans une cafétéria agenaise.
Celle-ci rentre un peu plus tard et a droit au même traitement. Les cartes de crédit en poche avec les codes, l'un des deux hommes part pour aller retirer de l'argent. Mais les sommes qu'il veut retirer au guichet, ne sont pas disponibles sur les comptes. Il revient alors à la maison et les deux agresseurs décident d'attendre le retour du père qui travaille dans une grande entreprise de l'agglomération.
Il est 3 heures, lorsque celui-ci rejoint son domicile. À peine entré, il est lui aussi neutralisé et ligoté et finit par donner sa carte et son code. Cette fois le distributeur répondra à leurs sollicitations en leur donnant quelques centaines d'euros.
Les deux hommes sont ensuite repartis avec la voiture du mari et en emportant la télévision à écran plat et quelques objets.
Les victimes finiront par délier leurs liens et à alerter la police qui se rendra au petit matin sur place.
Les premières investigations des policiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) ont consisté à auditionner les victimes et à voir si les agresseurs avaient laissé des traces de leur passage qui pourraient servir à remonter leur piste. L'enquête a ensuite été confiée aux fins limiers de l'antenne agenaise du SRPJ de Toulouse.

Des questions

Cette séquestration pose des questions. Pourquoi s'attaquer à une famille aux revenus modestes alors que le quartier des «Roches noires» tout proche regorge de gens plus à même de rassasier des individus qui recherchent avant tout du liquide ? Pourquoi deux individus prendraient les risques de se retrouver devant le tribunal voire la cour d'assises, pour des violences qui ne leur ont rapporté que quelques centaines d'euros ?
C'est aux policiers de répondre en faisant toute la lumière sur cette affaire.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/16/1241035-une-famille-sequestree.html

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