C'est le rectorat de l'académie d'Orléans-Tours qui a révélé
cette information samedi. L'enseignante de français, agrégée de lettres selon le
rectorat, "est interdite d'accès jusqu'au 20 décembre. On espère qu'à cette
date, l'enquête, diligentée par le rectorat, aura produit ses résultats", a-t-on
indiqué de même source, confirmant une information de la République du Centre.
"Certains élèves ont des griefs contre elle", a-t-on ajouté.
L'enquête a pour but de vérifier les accusations d'élèves d'une classe de 1ère Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) du lycée Pothier, qui se plaignent de propos discriminatoires. Certains parents ont saisi la direction de l'établissement, l'Inspection académique et adressé une lettre au ministre de l'Education nationale le 5 décembre. Selon le père d'une de ces élèves, qui a tenu à rester anonyme, ce professeur "ne voulait pas enseigner à une classe d'enseignement technologique". "Au regard des noms des élèves de la classe, elle a dit que ça lui donnait le vertige", beaucoup de noms étant à consonance étrangère, a-t-il dit, rapportant les affirmations des adolescents. "L'enseignante se serait plainte que ‘pour ces enfants-là, le français est une langue étrangère'. Et elle aurait déclaré, à l'occasion de l'Aïd, ‘Vivent les fêtes religieuses, on peut travailler tranquillement'", a relaté le père de famille.
L'enquête a pour but de vérifier les accusations d'élèves d'une classe de 1ère Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) du lycée Pothier, qui se plaignent de propos discriminatoires. Certains parents ont saisi la direction de l'établissement, l'Inspection académique et adressé une lettre au ministre de l'Education nationale le 5 décembre. Selon le père d'une de ces élèves, qui a tenu à rester anonyme, ce professeur "ne voulait pas enseigner à une classe d'enseignement technologique". "Au regard des noms des élèves de la classe, elle a dit que ça lui donnait le vertige", beaucoup de noms étant à consonance étrangère, a-t-il dit, rapportant les affirmations des adolescents. "L'enseignante se serait plainte que ‘pour ces enfants-là, le français est une langue étrangère'. Et elle aurait déclaré, à l'occasion de l'Aïd, ‘Vivent les fêtes religieuses, on peut travailler tranquillement'", a relaté le père de famille.
"Sections de seconde
zone"
Enfin, "elle aurait menacé de ne faire passer le bac blanc qu'aux élèves ayant la moyenne", soit une minorité, a confié ce parent, qui a condamné ce "comportement discriminatoire" à l'égard d'élèves de la filière technologique. Ce dernier a tenu à préciser que ce lycée d'Orléans était "un excellent lycée". Mais il s'est montré inquiet, les adolescents n'ayant "travaillé qu'un texte, alors qu'ils doivent en présenter environ 18 pour le bac de français".
Contacté par l'AFP, le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Loiret, Vincent Bouchot, a condamné une "discrimination par rapport aux sections technologiques considérées par certains enseignants comme des sections de seconde zone". "Ceci est symptomatique d'un système éducatif élitiste", a-t-il déploré. "Notre position, c'est que l'enseignement est destiné à tous les élèves, quelle que soit la section, quelles que soient les difficultés scolaires des élèves."
Enfin, "elle aurait menacé de ne faire passer le bac blanc qu'aux élèves ayant la moyenne", soit une minorité, a confié ce parent, qui a condamné ce "comportement discriminatoire" à l'égard d'élèves de la filière technologique. Ce dernier a tenu à préciser que ce lycée d'Orléans était "un excellent lycée". Mais il s'est montré inquiet, les adolescents n'ayant "travaillé qu'un texte, alors qu'ils doivent en présenter environ 18 pour le bac de français".
Contacté par l'AFP, le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Loiret, Vincent Bouchot, a condamné une "discrimination par rapport aux sections technologiques considérées par certains enseignants comme des sections de seconde zone". "Ceci est symptomatique d'un système éducatif élitiste", a-t-il déploré. "Notre position, c'est que l'enseignement est destiné à tous les élèves, quelle que soit la section, quelles que soient les difficultés scolaires des élèves."
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