lundi 9 avril 2012

Le forcené écroué dans l'attente de son passage au tribunal

Le forcené des Mesneux qui avait échappé aux forces de l'ordre en sautant du toit de sa maison a été écroué après sa reddition. Il comparaîtra mardi devant le tribunal de Reims.

INTERPELLÉ jeudi soir au terme d'une folle journée durant laquelle il a mis en émoi le village des Mesneux près de Reims (l'union de jeudi), le forcené qui avait tenu tête aux policiers et gendarmes sur le toit de la maison familiale passera le week-end de Pâques en prison.
Ainsi en a décidé le juge des libertés et de la détention. Présenté devant lui vendredi, il a été écroué dans l'attente de sa comparution à l'audience correctionnelle de mardi après-midi.
Agé de 21 ans, le jeune homme était initialement recherché par la police rémoise pour différentes affaires liées à des infractions graves au code de la route (conduite sans permis, délit de fuite, refus d'obtempérer…).
Plusieurs convocations lui ont été adressées, mais il n'a répondu à aucune d'entre elles. Aussi, jeudi vers 15 heures, un équipage en civil du commissariat de Reims s'est rendu au domicile des Mesneux, allée du Noyer-des-Enfants, pour l'appréhender.

En chaussettes sur le toit

Bien décidé à ne pas se faire prendre, le chauffard s'est alors réfugié sur le toit d'où il a jeté plusieurs tuiles en direction des policiers lorsqu'ils approchaient trop près.
Dans le même temps, il menaçait de sauter dans le vide si on s'avisait d'aller le chercher. Devant la tournure des événements, une dizaine de gendarmes et des pompiers ont rejoint les policiers. Deux « négociateurs de crise » du groupement de la gendarmerie de la Marne - personnels spécialisés formés par le GIGN - ont notamment amorcé un dialogue avec le forcené qui se trouvait tantôt assis sur la toiture, tantôt débout… sans chaussure aux pieds (il n'avait que des chaussettes).
Pour ne susciter aucune réaction hostile de sa part, ils ont demandé à la grande échelle des pompiers de quitter les lieux.
Vers 16 h 30, alors que les pourparlers étaient toujours en cours, le jeune homme a soudain tenté une sortie. Il s'est fait glisser le long du toit et a sauté de la gouttière, d'une hauteur d'environ trois mètres, pour se réceptionner sans mal et s'enfuir illico presto avec la voiture de son père.
Le lien n'était toutefois pas rompu avec les « négociateurs de crise ». Après avoir établi un contact téléphonique, ils ont réussi à le convaincre de revenir se livrer au domicile familial. Les gendarmes l'ont ainsi récupéré à 20 h 45, sans nouvelle résistance de sa part, avant de le conduire à la brigade de Gueux où il a été placé en garde à vue.
A l'audience de mardi, le jeune homme devrait être jugé pour les jets de tuiles sur les policiers, en plus des affaires routières qui lui valaient d'être recherché. S'agissant d'une procédure de comparution immédiate, il lui est cependant possible de demander un délai pour préparer sa défense. Le tribunal aurait alors à statuer sur son maintien ou non en détention jusqu'à la date du renvoi


http://www.lunion.presse.fr/article/marne/le-forcene-ecroue-dans-lattente-de-son-passage-au-tribunal

dimanche 8 avril 2012

Autreville-sur-Moselle : une jambe humaine dans le barrage sur la Moselle

Une jambe a été découverte au niveau du barrage hydroélectrique du Liégeot, sur la Moselle, un coin prisé par les pêcheurs. C’est un employé de maintenance qui a fait la découverte. La jambe qui, semble-t-il a été arrachée du reste du corps, n’était pas coincée dans les grilles du barrage mais avait été placée dans une benne par le robot automatique chargé de dégager l’installation de ses déchets flottants et autres branchages.
Les gendarmes plongeurs de la Brigade fluviale du Rhin de Strasbourg ont sondé la rivière mais aucun corps n’a pas été retrouvé. Tout le secteur ainsi qu’un barrage en amont, à Pompey, a été passé au crible par les enquêteurs de la compagnie de gendarmerie de Nancy. En vain. Toutes les hypothèses sont prises en compte et la gendarmerie s’attache notamment à investiguer du côté des personnes signalées disparues. Un examen de la jambe à l’institut médico-légal de Nancy, permettra de définir s’il s’agit d’un membre féminin ou masculin.

Ivre, il bloque le train pendant une heure

Un homme de 40 ans, complètement ivre, a semé le trouble vendredi soir dans le TER Toulouse-Brive. Peu après le départ du train, vers 17 heures 20, l'individu domicilié à Montréjeau et se rendant à Souillac a commencé par insulter une voyageuse. Le ton est rapidement monté. Choqués par l'attitude de cet homme, d'autres voyageurs ont alerté l'agent de la SNCF, en l'occurrence une autre femme. Les choses ont continué de s'envenimer. Malgré toutes les tentatives pour le ramener à la raison, l'individu en état d'ébriété s'en est pris, verbalement, à tout le monde dans le train et s'est montré de plus en plus agressif. L'agent de la SNCF a alors décidé d'employer la force, en demandant à ce que le perturbateur soit débarqué en gare de Caussade. Les gendarmes seront aussitôt prévenus pour venir cueillir ce naufragé de l'alcool…

Une heure de retard à Brive et plainte de la SNCF

Une fois sur place, les militaires ont emmené le voyageur ivre à la brigade de gendarmerie de Caussade. Il a été entendu, puis remis en liberté avec une contravention de 2e classe pour ivresse publique et manifeste. Durant leurs investigations, les enquêteurs se sont également aperçus que l'individu faisait l'objet d' une fiche de recherche du commissariat de Blagnac pour des dégradations. Il lui faudra donc rendre des comptes à la justice.
D'autant plus qu'hier, dans un communiqué, la SNCF a annoncé qu'elle « portera plainte comme c'est le cas systématiquement pour ce type de situation. »
Le désagrément pour les 250 voyageurs du train a été réel en ce début du week-end de Pâques.
Même si l'arrêt de TER en gare de Caussade est normalement prévu dans la ligne, en revanche, il ne dure jamais trop longtemps. Là, le train est resté immobilisé près d'une heure pour permettre l'intervention des forces de l'ordre. Finalement, le train est arrivé en gare de Brive vers 21 heures, au lieu de 20 heures, l'horaire initialement prévu.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/08/1326078-ivre-il-bloque-le-train-pendant-une-heure.html

Gard Un suspect entendu après la découverte d'un corps dans la garrigue

Après la découverte du corps sans vie du Beaucairois disparu depuis le 1er avril dernier, Thierry Laurent, un suspect est toujours entendu à Montpellier par les enquêteurs de la Police judiciaire chargée du dossier. "Une affaire criminelle sensible" selon le représentant du parquet de Nîmes joint cet après-midi et très discret sur l’avancée des investigations. Selon toute vraisemblance, la victime âgée de 39 ans a été retrouvée dans la garrigue près de Beaucaire, dans un ravin, sous une bâche. Le Beaucairois aurait été tué par balles. La garde à vue du principal suspect pourrait être prolongée ce soir.

http://www.midilibre.fr/2011/05/08/beaucaire-suspect-entendu-apres-la,315719.php

Corse : un blessé grave dans une explosion à Ajaccio

L'explosion d'une charge à proximité du commissariat d'Ajaccio a fait un blessé grave dimanche vers 1h50. Le blessé a été évacué vers les urgences de l'hôpital Miséricorde, à quelques centaines de mètres du lieu de la déflagration. La victime est dans un état grave, selon Info. Son identité n'est pas encore connue.

La charge qui a provoqué l'explosion aurait été placée dans une poubelle ou à proximité du commissariat et de la préfecture, à l'angle d'une rue adjacente, selon les premiers éléments de l'
. Selon une source de la gendarmerie, les artificiers ont été dépêchés sur les lieux de la déflagration.

La police technique sur place

Un périmètre de sécurité a été rapidement déployé à quelques dizaines de mètres du commissariat d'Ajaccio, à l'intersection où l'explosion s'est produite, détruisant plusieurs vitrines dans les alentours et endommageant un véhicule. Les dégâts matériels n'ont pas encore été évalués mais de nombreux débris de verre jonchaient le sol.

Une dizaine de policiers et de spécialistes de la police technique et scientifique s'affairaient dimanche en début de matinée.

Le préfet de Corse du sud s'est déplacé sur les lieux mais n'a pas fait de déclaration. Aucune précision n'a été donnée sur l'origine de cette explosion.

Coups de pied mortels / Tragique anniversaire pour la victime

La cour d'asssises juge, à partir de mercredi, une affaire qui avait causé beaucoup d'émotion à Soissons, en septembre 2009. Le corps sans vie d'un homme était retrouvé en centre-ville. Il avait succombé sous les coups.

MOURAD BOUTAHAR, 32 ans, défendu par Me Bouchaillou, du barreau de Laon, connaîtra son sort vendredi dans la soirée. Ce sans domicile fixe est en prison depuis le 18 septembre 2009. La justice lui reproche d'avoir infligé des violences mortelles à Sid-Ali Zouaoui. Le corps de la victime (1) a été retrouvé le 12 septembre vers 4 heures du matin, rue du Pot d'Etain à Soissons.
Cette nuit-là, Sid-Ali vient de fêter son anniversaire dans plusieurs bars. Une altercation l'a opposé à un autre homme qu'il ne connaît pas. Cet échange s'est déroulé en arabe. Mourad Boutahar s'est estimé offensé. À un autre homme, il aurait avoué avoir « planté » la victime dont le corps a été retrouvé au milieu de poubelles. Mais aucune arme n'a été utilisée.
Un témoin a raconté avoir vu l'accusé heurter les containers et dire : « Ce que j'ai fait, j'étais obligé de le faire, il me cherchait… On n'a pas le droit de me juger. Il n'y a que Dieu qui a le droit. »
Les policiers sont rapidement sur la piste de ce suspect connu pour des vols et des violences qui lui ont valu onze condamnations. Son téléphone est localisé dans la commune proche de Pasly, où il est interpellé au domicile d'un ami. Placé en garde à vue, il reconnaît les coups mortels mais nie la volonté de tuer. Selon l'accusé, la dispute avec la victime serait liée à une demande de joint de cannabis. Mourad aurait refusé tout en fournissant un ami. Vexé, Sid-Ali Zouaoui lui aurait donné un coup de poing avant que l'accusé ne prenne l'avantage en multipliant les coups de pied.
Si dans un premier temps, la piste du meurtre a été suivie par le juge d'instruction, elle s'est finalement transformée en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La volonté de provoquer le décès n'est donc pas retenue. L'accusé regrette d'ailleurs profondément son geste, d'après son défenseur. Selon le médecin légiste, l'agonie de la victime aurait duré entre cinq et quinze minutes. Un long temps pour mourir

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/coups-de-pied-mortels-tragique-anniversaire-pour-la-victime

samedi 7 avril 2012

Perte de contrôle à Sommesous: Un jeune Bragard se tue sur la RN4

Un jeune homme résidant à Saint-Dizier, en Haute-Marne, a trouvé la mort sur la route nationale 4 près de Vitry-le-François la nuit dernière. Éjecté du véhicule, il a été tué sur le coup.
C'était un jeune homme qualifié d'exemplaire, très apprécié au lycée Blaise-Pascal de Saint-Dizier où il suivait la filière environnement nucléaire. La vie de Sofian Belhamra, 18 ans, s'est arrêtée net la nuit dernière sur la route nationale 4 près de Sommesous. Le jeune homme revenait d'un concert de rap qui se tenait à Bercy. Il s'y était rendu avec un ami qui l'avait emmené en voiture.
Il était 2 h 30 ce vendredi lorsque cet ami a perdu le contrôle de sa Renault Mégane Type II. Sofian y avait pris place côté passager, comme à l'aller. Le véhicule a quitté la route, réalisant plusieurs tonneaux avant de terminer sur le bas-côté, de l'autre côté de la route. Sofian, éjecté de l'habitacle, a été tué sur le coup. Le conducteur, lui, a été très choqué.
Selon un proche, ce conducteur âgé de 19 ans a réussi à sortir de la voiture mais a rencontré beaucoup de difficultés pour prévenir les secours. Ne parvenant à retrouver son portable, il a tenté de stopper des véhicules sur la route. En vain, aucun chauffeur n'a semble-t-il souhaité s'arrêter. Il a fallu attendre de longues minutes avant qu'un chauffeur de poids lourd ne s'arrête et ne compose alors le 18.
Rapidement sur place, les sapeurs pompiers de Vitry-le-François, accompagnés des médecins du Samu, ont tout fait pour ramener à la vie le passager. Sans succès.
Toujours selon un proche du conducteur, ce dernier aurait été ébloui par les phares d'un camion, provoquant cette perte de contrôle. Sous le choc, il était toujours hospitalisé à Vitry-le-François hier soir. Les enquêteurs, eux, doivent encore déterminer les circonstances exactes de cet accident mortel. Des analyses toxicologiques sont en cours de réalisation.
Le lycée Blaise-Pascal de Saint-Dizier, où était scolarisé le jeune homme, est resté sous le choc à l'annonce de la terrible nouvelle. Sofian comptait parmi les bons élèves de cet établissement. Il devait y terminer avec succès sa 2e année de bac professionnel.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/perte-de-controle-a-sommesous-un-jeune-bragard-se-tue-sur-la-rn4

Le conducteur du camping-car volé, était très recherché

Le mardi 3 avril vers 22 h 15, les gendarmes du PMO de Montauban sont en patrouille sur la RD 820 à la fin de la LACRA, vers le rond-point qui fait face aux établissements « Doumerc-pneus ». Pour les automoboilistes allant vers Grisolles et Toulouse ils ont établi un contrôle de dépistage à l'alcool. Ils font signe à un conducteur de camping-car de se ranger pour se soumettre à l'éthylomètre. Le conducteur à ce moment-là accélère, donne un coup de volant à gauche, passe au milieu du rond-point empierré et file vers Grisolles. Il est pris en chasse par les gendarmes et commet durant les douze minutes que va durer la course poursuite toute une série d'infractions au code de la routeToujours poursuivi par les gendarmes il fait demi-tour et revient à l'endroit où il s'est soustrait au contrôle.il stoppe son véhicule et se rend aux gendarmes sans opposer de résistance. Il est vrai que plusieurs unités étaient venues en renfort du PMO à commencer par les gendarmes de la BRI (brigade rapide d'intervention) de Montauban et les militaires de la COB de Grisolles-Villebrumier. Il est placé en garde à vue dans les locaux du PMO au péage de Bressols. Où on lui signifie son refus d'obtempérer, une conduite malgré une annulation du permis de conduire, les infractions durant la course-poursuite.

Un mandat de recherche pour non-exécution de condamnation

Cet homme de 43 ans né dans la Marne est à ce moment-là confié aux enquêteurs de la BR de Montauban. Car la plaque d'immatriculation du camping-car correspond à un véhicule volé en Charentes (en fait acheté avec des chèques volés). Et les enquêteurs se rendent compte que l'individu fait l'objet de plusieurs fiches de recherches dans la Drôme, mais aussi à Périgueux, Bergerac et Chambéry. Et notamment un mandat d'arrêt pour une condamnation à deux ans de prison ferme à laquelle il s'est soustrait. À l'issue de toutes les procédures et interrogatoires il a été déféré au parquet et écroué à Beausoleil. Il risque d'être transféré vers d'autres juridictions avec lesquelles il a des comptes à rendre. Pour la course-poursuite et les effets collatéraux il passera devant le tribunal de Montauban durant le mois de juin.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/07/1325498-le-conducteur-du-camping-car-vole-etait-tres-recherche.html

Il boit 21 bières puis se dispute avec sa compagne et la frappe

Trente verres et un miroir brisés, des coups de poing et une tentative d’étranglement... Ce 6 mars au soir, cette habitante de La Vacquerie a, une fois encore, subi les foudres de son compagnon. Un trentenaire d’outre-Quiévrain avec lequel elle entretenait une relation plus ou moins suivie depuis près de quatre années. Et ce soir-là encore, parce que celui-ci avait une fois de plus abusé de la bouteille (il a reconnu avoir vidé 21 canettes de bière), il a levé la main.
Une histoire de poubelle pleine

Des violences dont la genèse serait une histoire de poubelle non vidée. Ou, peut-être, d’un problème de réservation de billet d’avion. Voire de propos tenus par la victime au sujet de la mère du prévenu. Lequel a dû s’expliquer, lundi, dans le prétoire de la correctionnelle.
Reconnaissant avoir été violent à trois reprises dont une en juin dernier. Et aussi, à l’endroit de sa compagne, "de l’avoir cognée dans tous les coins".
Tout en assurant aux magistrats que c’est elle qui avait commencé à porter les premiers coups, armée d’une chaise. Et lançant tout-à-trac : "Je pense que la meilleure défense, c’est l’attaque."
"Il était violent"
Une version contredite à la barre : "Ce n’est pas moi qui ai commencé à frapper. Il était violent, même avec ses propres enfants", assure la victime.
Du côté de la blouse blanche ayant examiné (rapidement) le trentenaire, voilà un homme affublé "d’une personnalité pathologique, dépendante à l’alcool". Un homme "faible et immature". Quant aux faits : "Ils sont liés à sa personnalité. le mettant dans des situations à risque."
"Elle n’est, bien sûr, pas à l’origine de ces violences. Elle a été tabassée et son appartement a été mis à sac. Elle a compris, aujourd’hui, que monsieur n’était pas fait pour elle", plaide l’avocate de la victime.
"Il s’est déchaîné sur madame"
La représentante du parquet

Pour le parquet aussi, les rôles des deux protagonistes sont bel et bien établis. "Il essaie, “courageusement”, d’édulcorer sa responsabilité en disant qu’ils étaient ivres tous les deux et que c’est elle qui avait commencé. Quand on voit sa corpulence et celle de la victime, on a des difficultés à le croire. Il s’est déchaîné sur madame. Ce n’est pas très brillant", constate la représentante du parquet, avant de requérir six mois de geôle, intégralement assortis d’un sursis.
"Sur les violences, il n’y a pas de difficulté. Il a toujours reconnu les faits. Mais il faut quand même prendre en compte le contexte. Je pense qu’il a été provoqué", argue, en défense, l’avocate du prévenu.
Qui, au final, a été condamné à cent vingt jours amende à 10 €.
http://www.midilibre.fr/2012/04/06/il-boit-21-bieres-puis-se-dispute-avec-sa-compagne-et-la-frappe,482673.php

Un policier belge tué / Le chauffard recherché dans la Marne

Un groupe de cambrioleurs surpris par la police belge a mortellement fauché, lors de sa fuite en voiture, un policier. Deux des fuyards, des Français, ont été arrêtés. Les autres sont activement recherchés des deux côtés de la frontière.

UN drame affreux s'est déroulé mercredi, en Belgique, à proximité d'Arlon.
Une voiture à bord de laquelle avaient pris place 4 ou 5 cambrioleurs français a forcé un barrage de police, percutant un fonctionnaire, un père de famille de 25 ans, qui n'a pas survécu à ses blessures.
L'horrible scène s'est déroulée entre 13 heures et 13 h 30, dans le petit village de Châtillon.
Un policier déroule une herse. Il s'agit de Damien Henryon, 25 ans et papa d'un petit garçon.
Une petite voiture grise, probablement une Clio, surgit. Plusieurs passagers sont à bord.
Selon un témoin, le véhicule fonce à toute allure. Plutôt que de s'arrêter, le fuyard vise l'accotement où se trouve le policier. Le choc est d'une violence extrême. Le policier est projeté en l'air et retombe plusieurs mètres plus loin.
Selon les premiers éléments, le conducteur n'a même pas donné un coup de frein pour l'éviter…

Deux hommes arrêtés

Des policiers arrivent sur place et tentent de sauver leur collègue en pratiquant des massages cardiaques. En vain.
Après quelques instants, ils ne peuvent que recouvrir le cadavre du malheureux. On apprendra plus tard que les fuyards ont été surpris alors qu'ils tentaient de pénétrer dans une habitation. Les voleurs se sont alors enfuis, poursuivis par les policiers d'Arlon alertés par un témoin.
Alors que les autorités se rendent sur le lieu du drame, la police belge met rapidement en place un dispositif pour retrouver la trace des fuyards et parvient, avec l'aide d'un hélicoptère, à mettre la main sur deux des occupants de la voiture, un homme d'une quarantaine d'années et un garçon qui a entre 16 et 18 ans.
Après le choc mortel, la Clio a poursuivi sa route avant de s'immobiliser près d'un bois, un pneu crevé.
Bien que l'on ne connaisse pas leur identité, on sait cependant que les deux hommes interpellés sont de la même famille.
Les recherches se poursuivaient hier soir, des deux côtés de la frontière, pour retrouver le reste de la bande.
Le majeur a été placé sous mandat d'arrêt. L'autre auteur présumé, mineur, a été entendu avant d'être présenté devant le juge de la Jeunesse et placé dans un centre fermé. Tous deux nient leur participation aux faits.
Pour le plus âgé, l'inculpation retenue est : « Entrave méchante à la circulation routière avec comme circonstance aggravante d'avoir causé la mort ». Peine prévue par le code pénal belge : 20 et 30 ans de prison, selon Patricia Devaux procureur du roi. Il sera entendu ce matin.

Avec nos collègues de L'Avenir

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